Modèles de gestion de l'aquifère de montagne
Lorsque l'équipe israélo-palestinienne a commencé
à étudier le projet de gestion conjointe de l'aquifère
de montagne, elle s'est vite rendu compte que les questions conflictuelles
comme la quantité d'eau et les droits d'usage de l'eau pouvaient
être momentanément mises de côté; que les aspects
techniques de la gestion de l'aquifère pouvaient être différés
puisqu'il faudrait s'en occuper de toute manière; et qu'il n'existait
nulle part ailleurs dans le monde un modèle de gestion dont elle
puisse s'inspirer.
Les chercheurs ont défini quatre structures fondamentales pour la
cogestion, selon le rôle de l'organisme :
1) la protection des ressources, pour éviter toute diminution
de la qualité de l'eau;
2) la gestion des situations d'urgence, pour faire face aux crises (comme
le déversement de produits chimiques) et aux sécheresses;
3) l'efficience économique, pour tenter d'égaler les résultats
qu'on obtiendrait sur un marché privé;
4) la gestion intégrée de l'aquifère, éventuellement
assortie de pouvoirs de réglementation.
Ces modèles de gestion comprennent notamment les éléments
suivants : collecte de donnée et contrôle des débits
et de la qualité de l'eau; recherche; augmentation des approvisionnements
en eau; système formel de résolution de conflits.
Partant de ces prémisses, les chercheurs ont établi un modèle
qualitatif pour chacune des quatre structures de gestion. Il en est résulté
une matrice de 19 fonctions que pourrait exercer un organisme approprié,
chacune comportant, entre autres choses, des exigences relatives à
la dotation du personnel, au financement et au degré de collaboration
requis.
La prochaine étape
Lors de la prochaine étape du projet, qu'ils n'ont pas encore amorcée,
les chercheurs mettront au point un modèle informatique convivial
qui montrera aux politiciens et à leurs représentants comment
fonctionnerait la gestion conjointe de l'aquifère de montagne. Ils
leur présenteront ainsi ce qui constituerait une stratégie
optimale en cas de collaboration ou en cas d'opposition, dans le cadre
d'un système de gestion conjointe, explique Brooks. Le modèle
permet d'analyser les résultats de divers scénarios, par
exemple que les deux parties cherchent chacune de son côté
à emmagasiner le plus d'eau possible ou décident de partager
l'eau pendant les sécheresses.
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